Le Combat de Lagarde

16 mai 2010

Des moissons tachées de sang

Vient de paraître mon dernier ouvrage " DES MOISSONS TACHEES DE SANG - LORRAINE 1914 "

Volume broché, 180 pages, au format 16 x 24 cm, Illustrations couleurs et N.B.

Editions SERPENOISE Metz : prix 20 Euros.

COMMANDE : Editions Serpenoise B.P. 70090 57004 METZ CEDEX 1. (20,00 Euros + 6 Euros de frais de port)

Sous forme d'une chronologie, je rappelle les événements des vingt premiers jours d’août 1914, de ce qui s’est passé sur l’espace lorrain à travers les faits et des témoignages sur l’importance des combats menés par les unités des  1ère et 2e armées, dont voici les grandes lignes :

- Les préliminaires de la bataille de Lorraine (Couverture et Concentration).
- Reconnaissances et escarmouches : Le rôle de la cavalerie française.
- La bataille de Morhange (18 - 20 août 1914) vu du côté français et allemand.
- La bataille de Sarrebourg (18 - 20 août 1914) vu du côté français et allemand.
- Les tragédies engendrées par la guerre en Lorraine.
- Le sort d'une ambulance du 20e corps.
- Après la bataille.

Promo_livre___Copie

Posté par jacdidier à 11:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


29 octobre 2009

Des allégations mensongères

   L’acharnement avec lequel le commandant de la place accuse l’abbé Demange, curé de Lagarde, d’avoir favorisé l’installation d’une mitrailleuse dans la tour de l’église et d’avoir dirigé la lutte depuis celle-ci, le 11 août 1914, fait partie des nombreux griefs pesant sur sa personne. Il lui est même reproché de s’être rendu trop souvent en France avant la guerre.

   Une certaine presse allemande divulgue des accusations provenant de différentes sources, mais sans fondement, racontant que les troupes allemandes à Lagarde avaient été « trahies » par le curé.

   Au cours de sa détention à Lagarde, l’abbé subit des tortures morales qui l’ébranle; il sera exilé quelques temps à Gélucourt, puis remis en liberté.

   L’extrait d’une lettre du chasseur bavarois Emil Kotterer, adressée à ses parents le 12 octobre 1914, révèle un détail qui met un terme à toutes les accusations :

    « Je vais maintenant vous donner des explications sur l’affaire du curé de Lagarde sur laquelle les journaux écrivent tant de choses fausses. J’étais moi-même présent et acteur. Les faits se sont passés ainsi : pendant la bataille, nous avons bien entendu que l’ennemi utilisait des mitrailleuses pour sa défense, mais nous n’avons pas pu localiser leur position, autrement notre artillerie aurait dirigé son feu sur elles. Ce n’est que lorsque nous avons occupé le village et délogé les culottes rouges des maisons, des caves et des granges, que nous avons été pris sous le feu violent d’une mitrailleuse, venue du clocher de l’église. Deux groupes commandés par un officier montèrent au clocher où ils se rendirent maîtres de deux mitrailleuses et de leurs servants, parmi eux, un officier (lieutenant Gallis). Immédiatement, un sous-lieutenant de notre compagnie se rendit au presbytère et arrêta le curé. Deux soldats baïonnette au canon l’encadrèrent – j’étais l’un d’eux. Après un interrogatoire complet, son innocence fut reconnue et il fut relâché. Nous les deux soldats, on nous offrit généreusement des tartines de beurre et du vin dans la maison du curé. »

   Durant les combats, cinq obus sont tombés sur le presbytère qui a subit d’importants dégâts, dont un trou béant au dessus de la porte. La cure n’étant plus habitable, les sœurs de Saint-Jean-de-Bassel, enseignantes à l’école, donnent refuge à l’abbé Demange ainsi qu’à sa sœur, jusqu’en 1918.

Lagarde_1L

Le village de Lagarde et l'église après le combat.

Le presbytère et le trou béant causé par un obus.

  Lagarde_2L

Posté par jacdidier à 18:03 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

08 octobre 2009

Les illustrations de la bataille

Les récits du combat de Lagarde que l'on peut lire dans les différents ouvrages allemands sont agrémentés principalement par de nombreuses illustrations, créées par des dessinateurs qui n'ont eu qu'à s'inspirer des faits rapportés par les soldats.

Les scènes ont pour but de valoriser le patriotisme. Des photos ont été consacrées aux trophées de guerre et notamment aux canons pris à Lagarde et à Dieuze.

Prise_du_drapeau_2

La prise du premier drapeau à Lagarde (Coll. J. DIDIER)

Les canons français pris à Lagarde et à Dieuze par des éléments du XXIe corps prussien, exposés à Sarrebruck. (Collection P. Ramos)

H_002

Posté par jacdidier à 17:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

07 octobre 2009

Rumeurs sur le curé de Lagarde

Des déclarations que rien ne viendra corroborer

Dans la Gazette de Lorraine, n° 23 du lundi 31 août 1914, journal quotidien en langue française, on peut lire :

   L’Elsässer reçoit de source authentique les communications suivantes. Il y avait mercredi huit jours, un capitaine bavarois se présenta chez un curé du pays de Sarreguemines et annonça que les habitants auront des militaires à loger. Il craignit que ses soldats ne soient maltraités. Ensuite il raconta que nos troupes à Lagarde avaient été « trahies » par le curé. Les gens lui auraient raconté que le curé avait été amené enchaîné à Sarreguemines, parce qu’il avait « tiré du haut du clocher avec des mitrailleuses sur nos troupes », après avoir d’abord « attiré les Allemands dans le village » en disant qu’il n’y avait pas de Français. A Sarreguemines il aurait été fusillé. Plus tard un artilleur raconta que le curé n’avait pas été fusillé, mais que lui (le soldat) l’avait vu étendu devant l’église de Lagarde percé de trente coups de baïonnette.

   La vérité est, que le curé Demange de Lagarde se porte encore très bien à l’heure qu’il est. Il n’a pas encore quitté Lagarde un seul instant. Lorsque les Français occupaient son église, il protesta. Mais les Français le retinrent à l’église et c’est là que nos troupes le trouvèrent en prière devant le maître-autel. Le curé fut arrêté, mais ne tarda pas à être remis en liberté. Il a mis son église à la disposition des soldats pour servir de lazaret.

Posté par jacdidier à 08:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

21 septembre 2009

Reprendre Lagarde par la force

   Au matin du 11 août 1914 à 9 heures, les forces disponibles de la 42e division d’infanterie et de la division de cavalerie bavaroise sont réparties de part et d’autre du canal de Lagarde.

a)     La 65e Brigade d’infanterie (1e et 2e bataillon du 17e Régiment d’infanterie, 2e bataillon du 131e Régiment d’infanterie (Morhange)

b)     Les 1e et 2e bataillons de chasseurs bavarois

c)     8e Régiment d’artillerie de campagne (Secteur Ley-Bourdonnay)

d)     la 59e Brigade d’infanterie (138e Régiment d’infanterie (Dieuze), 1e et 2e bataillon du 97e Régiment d’infanterie (Sarrebourg)

e)     15e Régiment d’artillerie de campagne (Sarrebourg)

f)       La Division de cavalerie bavaroise

   Au nord de Lagarde se positionne les éléments de la 65e Brigade d’infanterie, et au sud, de la 59e Brigade d’infanterie. La 5e Brigade de cavalerie bavaroise avec un groupement du 5e Régiment d’artillerie bavaroise de réserve se trouve dans le secteur de Maizières. Un détachement de cyclistes est au sud du canal vers Moussey. Le reste de la cavalerie bavaroise dans le secteur du château de Marimont.

   L’ennemi a été localisé à l’ouest de Lagarde, sur une ligne partant de Moncourt, bois du Haut de la Croix et la forêt de Parroy.

   La répartition des forces allemandes étant achevée, l’ordre d’attaque est adressé aux unités prêtes à avancer, la bataille va pouvoir être engagée.

Posté par jacdidier à 10:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




01 septembre 2009

Les honneurs rendus au capitaine Lehmann de l'I.R. 138

   Le soldat Schmidt du régiment d'infanterie 138. se souvient de la journée du 11 août 1914 à Lagarde, et raconte le déroulement du combat. Pourtant, le soir une scène reste gravée dans sa mémoire :

   Sur le côté droit de l'entrée du village, près du pont qui permet de traverser le canal de la Marne au Rhin, on enterra le capitaine Lehmann avec en plus deux camarades. Au milieu, la tombe creusée, près du tas de terre correspondant, le cheval du capitaine, à notre côté le colonel Friedeburg, la musique régimentaire, et la 2e compagnie rangée sur trois côtés venue rendre les derniers honneurs à leur chef bien aimé. Une brève et forte allocution du commandant du régiment fut suivie du chant au bon camarade, exécuté par la musique. Un instant exaltant.

Lagarde_tombe_L

Carte postale de la tombe du capitaine Lehmann.

Posté par jacdidier à 13:05 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

19 août 2009

Lagarde - Un vestige en péril

Le Monument érigé en 1915 par les Allemands, sur les lieux de la charge de cavalerie, veut immortaliser le sacrifice des 7 officiers de cavalerie bavarois tombés au cours du combat de Lagarde, le 11 août 1914.

Monument_all

Cette vue montre le monument avec sa plaque d'origine et la grande croix croix blanche de la tombe.

Monument

Nouvelle plaque où figurent les noms des 7 officiers de cavalerie qui reposent au pied du monument. Elle rappelle qu'ils sont tombés là au cours de la glorieuse charge de la 4e brigade de cavalerie bavaroise.

Monument_all

Etat actuel du monument situé sur une propriété privée à l'ouest du village.

Posté par jacdidier à 11:05 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

17 août 2009

Une vision idéalisée de la charge des uhlans à Lagarde

   Dans une lettre, qu’un participant à l’attaque de Lagarde a, depuis le Reservelazarett de Dieuze, envoyé à sa femme, nous lisons ces extraits intéressants :

   « Bien sûr, le 11 août fut un grand jour pour notre régiment et sera un jour appelé dans l’histoire comme les journées de Gravelotte et de Mars-la-Tour. Pour les 1e, 3e et 4e escadrons, de mon régiment[1], et deux autres escadrons de cavalerie, ce fut une chevauchée de la mort (Todesritt) dans le véritable sens du mot, contre l’artillerie, les mitrailleuses et l’infanterie intactes. C’est très triste que le 5e escadron n’ait pas pu y participer en raison de sa mission d’occupation d’un pont pour couvrir un flanc. Les prises se montèrent à plus de mille prisonniers en incluant celui qui commandait, douze ou dix-huit canons et 4 mitrailleuses. Mais, notre brave brigade avait lourdement souffert : des 142 hommes de mon escadron, il n’y en avait plus hier à l’appel que 58 ! Moi j’étais le seul officier ! Tous les autres, étaient morts ou blessés. Le commandant de brigade…[2] un coup de feu à travers la poitrine et la main, doit cependant retrouver sa quiétude. Son capitaine adjoint…..[3] mort, le capitaine…[4]de mon régiment de même que…. tués par balle, mon capitaine, grièvement blessé (un coup de feu dans la mâchoire inférieure, deux dans le bras et un dans le pied, l’aspirant…légèrement blessé. Tout cela dans les trois escadrons ; le mien qui a fait la plus dure attaque a souffert le plus. Le régiment pouvait à partir de maintenant être un peu épargné, en tout cas nous avions avec certitude derrière nous le jour le plus dur de toute la campagne. Mais le succès, spécialement sur le plan moral est grandiose. Nous avons montré ce que nous pouvions encore supporter et que les lanciers ou uhlans tant craints depuis toujours par les Français n’avaient rien encore perdu de leur élan. Les hommes s’étaient comportés magnifiquement et ainsi ce 11 août, sera un jour d’honneur dans toute l’histoire de notre régiment et cette attaque de Lagarde un des faits d’armes les plus héroïques de la campagne. Le commandant de la division de cavalerie, Excellence von ….[5] a aussitôt exprimé sa reconnaissance la plus chaleureuse au régiment et rendu compte télégraphiquement au Roi[6]. Divers officiers qui ont participés à l’attaque ainsi que beaucoup de sous-officiers et d’hommes de troupe ont été proposés pour des récompenses.

   Jamais encore dans ma vie, je n’avais senti ainsi, la proximité de mon ange gardien comme en ce jour. Je ne sais pas, mais j’ai eu tout le temps le sentiment d’une sécurité calme sans la moindre émotion. Quand j’y repense maintenant et que je me remémore notamment la situation de mon pauvre escadron – sur les 58 survivants, beaucoup partis en patrouille n’avaient pas participé à l’attaque ; le soir de ce jour, je revins avec 3 sous-officiers et 27 hommes ! - , je dois dire vraiment que Dieu m’avait pris dans sa protection particulière. Sois calme et confortée ma chérie, si je reviens, mon étoile me fera également soutenir encore chaleureusement les dangers. Maintenant j’ai une confiance encore plus certaine que jusqu’à présent.

  J’ai déjà parlé du grand succès moral de notre attaque. Il n’y a rien de plus merveilleux et comique qu’un « Des uhlans de Lagarde». Ici on ne parle de rien d’autre. A tout moment des officiers vont et viennent pour en féliciter un. On ne peut pas retenir un grand sentiment de satisfaction, lorsqu’on a collaboré activement à un moment historique de la campagne et finalement qu’on n’est pas rentré chez soi comme quelqu’un qui y a assisté et qui, en définitive n’a rien supporté.

( Traduction extraite des Kriegschronik 1914-1915, 1e livre )

[1] La censure interdisait pour toute correspondance de donner le n° et le régiment, de même que les noms des officiers.

[2] Général von Redwitz, commandant la 4e brigade de cavalerie bavaroise, tué à Lagarde.

[3] Capitaine de cavalerie Schöninger, 7 Chevau-léger. Regt.

[4] Capitaine de cavalerie von Feury, 1.b.Ul. Regt.

[5] Général von Stetten, commandant la division de cavalerie bavaroise

[6]  Sa majesté le Roi Louis II de Bavière.

J_009

Illustration de guerre allemande, inventée pour montrer l'accueil fait aux deux uhlans dans un village.


Posté par jacdidier à 15:03 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

16 août 2009

Prussiens et Bavarois déterminés à reprendre Lagarde

   Les éléments les plus avancés du Ie corps d’armée bavarois progressaient le 10 août 1914, en compagnie de deux unités déjà en avant : la 3e brigade d’infanterie et la 7e division de cavalerie prussienne. Ces éléments, ayant pour chef le commandant de la 2e division d’infanterie bavaroise (général de division Ritter von Hetzel), avançaient vers le sud par Blamont et Cirey. Les premiers combats sérieux se produisirent d’abord plus loin vers l’Ouest, où des fragments du XXIe corps d’armée prussien couvraient le flanc droit du Ie corps bavarois avec la cavalerie de la division bavaroise. A cet endroit, l’infanterie française enleva le village de Lagarde aux unités qui gardaient la frontière. La décision des deux commandants de division (général von Stetten, pour la division de cavalerie bavaroise, général von Bredow, pour la 42e division d’infanterie) qui commandaient alors, de reprendre la localité, conduisit le 11 août au combat sanglant près de celle-ci ainsi qu’au baptême du feu et au premier jour de gloire de la division de cavalerie bavaroise.

   Pendant qu’une brigade d’infanterie prussienne avançait du nord-ouest  sur Lagarde et une autre depuis l’Est au sud du canal de la Marne au Rhin, le 2e bataillon de chasseurs bavarois (lieutenant-colonel Lettenmayer), rattaché à la 2e division de cavalerie bavaroise, attaqua depuis le Nord-Est ; au nord, la brigade de uhlans (1e régiment de uhlans bavarois, colonel Freiherr von Crailsheim ; 2e régiment de uhlans bavarois, lieutenant-colonel Otto von Faber du Faux) de la division de cavalerie bavaroise, sous le commandement du général de brigade Otto Freiherr von Redwitz, accompagna l’attaque des chasseurs. Cette brigade fut envoyée pour attaquer l’artillerie française mise en batterie, la culbuta et fonça ensuite à l’ouest de Lagarde sur l’infanterie ennemie, en empruntant des pentes difficiles et les rives du canal de la Marne au Rhin. A la suite de cette charge, une partie des uhlans s’enfonça dans le village fortement tenu. Les cavaliers subirent alors de lourdes pertes. L’attaque téméraire permit aux chasseurs de pénétrer peu après dans le village et de capturer la plus grande partie des défenseurs.

Cette charge de uhlans a été immortalisée par un tableau de A. Hoffmann.

Charge_uhlans

Posté par jacdidier à 17:22 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

15 août 2009

Bravoure de nos cyclistes

Les prémices du combat de Lagarde.

   Dimanche 9 août 1914,  le groupe cycliste d’un bataillon de chasseurs, en garnison à Limoges, arrivé depuis l’avant- veille dans l’Est, s’est signalé du côté de Lagarde.

   A trois sections, soit 120 hommes, ils ont pénétré en territoire ennemi, et aperçu pour la première fois des uhlans. Ne sachant ce qu’ils avaient devant eux, ils hésitèrent une seconde. Mais une fusillade les ayant accueillis, ils virent aussitôt à qui ils avaient à faire. Ils eurent vite fait d’en dégeler quelques uns.

   Mais, soudain, des avoines et des blés, surgit un bataillon d’infanterie allemande, qui essaya de les entourer. Une section de 35 hommes n’était plus qu’à trente mètres de l’ennemi ; ils donnèrent vaillamment jusqu’à l’arrivée de leurs camarades.

   Un sergent, après avoir abattu sept ou huit ennemis, fut atteint par une balle. Deux hommes le relevèrent pour l’emporter. Une dernière fois, il demanda un fusil, visa, tua un Allemand, puis mourut.

   Un caporal reçut du sous-officier l’ordre de se porter en avant avec son escouade sur le flanc, et là, sans arme, debout, commanda le feu, comme s’il avait été dans la cour du quartier.

   Pour se dégager, les cyclistes durent charger à la baïonnette. A la vue de l’arme blanche, les Teutons fuirent comme des souris. On évalue leurs pertes à 200 hommes, et celle des cyclistes sont de 3 morts et de 8 blessés.

   A signaler le sang froid d’un cycliste, qui, en se repliant, s’arrêta pour remettre la chaîne de sa machine, sous la fusillade. Une balle troua le pneu d’arrière, puis une autre coupa plusieurs rayons de la roue d’avant : voyant qu’il ne pouvait se servir de sa bicyclette, il se replia, faisant le coup de feu, jusqu’à ce qu’il eut rejoint ses camarades.

   Quelques bicyclettes seules tombèrent aux mains de l’ennemi.

( La Vie en Lorraine, Août 1914. L’Est Républicain. Nancy. )

Photo allemande de la fosse commune où ont été enterrés les chasseurs cyclistes. Sur la grande croix blanche on lit l'inscription : Ici repose 6 chasseurs cyclistes français, tombés le 9 août 1914.

Tombe_C

Posté par jacdidier à 18:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]